Mais, où sont-ils ?

Publié le par oversea-landes

Minjungbal Aboriginal Cultural Centre

http://www.bigvolcano.com.au/stories/minjung/aborigin.htm

 

"Le mot commun Aborigène désigne celui, ou celle, dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale" (ab origine : Depuis l'origine)

Mais, où sont-ils ?

Nous sommes toujours un peu tristes, lors de nos virées en Australie, de constater que cette terre qui fut celle des aborigènes, ne leur laisse encore, aujourd'hui, que peu de place. L'histoire a été dure avec ce peuple et tous les efforts entrepris à ce jour pour tenter de réparer le mal qui leur a été fait dans le passé ne leur permet pas encore de se reconstruire et d'exister au sens étymologique du terme, c'est à dire "être debout", "être stable". Sur la Gold Coast où nous sommes nous ne les voyons pas, on pourrait ignorer tout de leur existence s'il n'y avait les livres et les films pour nous rappeler qu'ils sont un peuple.

En visite à Manyallaluk, le 6 juin 2006 ....En visite à Manyallaluk, le 6 juin 2006 ....En visite à Manyallaluk, le 6 juin 2006 ....

En visite à Manyallaluk, le 6 juin 2006 ....

Nous avons eu le plaisir, il y a quelques années dans le nord de l'Australie, à Katherine, d'être reçus sur leur terre, dans la tribu de Manyallaluk, pour une journée de découverte et d'échanges et c'est l'un de nos plus agréables souvenirs de nos passages dans ce grand pays.

Cette année, toujours aussi peinés de constater que ce morceau d'Australie où nous sommes était aussi peu métissé, voir d'une blancheur incroyable, nous nous sommes renseignés sur l'existence éventuelle d'un lieu qui rendrait compte de la culture et de l'art du peuple aborigène et où nous pourrions rencontrer ces premiers "citoyens australiens".

Mais, où sont-ils ?
Mais, où sont-ils ?
Mais, où sont-ils ?

Ce petit endroit nous l'avons trouvé et le voici très modestement en images.

Avant de nous engager sur le chemin de ce morceau de bush sauvage rétrécie à la surface d'un mouchoir de poche dans ce lieu culte du surf, nous avons été gentiment interpellés par un des gars du coin qui préparait son barbecue avec d'autres ..... (repas d'hommes .... rien que des travailleurs rugueux) .... et qui voulait savoir d'où on était, quelles étaient les spécialités culinaires de chez nous et qui connaissait bien la France !

Mais, où sont-ils ?

Il a bien essayé de nous effrayer un peu en nous parlant des brown snakes, une spécialité du coin, mais, bourlingueurs avertis, nous connaissions pour en avoir rencontré un à Noosa Heads sur une promenade très fréquentée ... même pas peur !!!! néanmoins ......

 

Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?
Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?

Sympa il nous a proposé un répulsif à moustiques avant d'entreprendre la balade ..... heureusement car ces ridicules petits mossies, midges, flies, attaquaient comme des "morts de faim" !

Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?

La nature toute nue ..... c'est bien eux !...... et pour nous, aujourd'hui, des chemins en bois pour traverser les marais .... nous n'avions pas emporter nos échasses ..... je ne rigole pas André en possède une paire et c'est promis dès que nous rentrons il vous fera une démonstration !!!!

Mais, où sont-ils ?

Et dans nos rencontres quelques petits crabes aux pinces oranges, même pas de quoi se rassasier en cas de faim, encore que l'on pourrait imaginer les manger tel quel avec la carapace et par poignée comme nous l'avions fait avec les fourmis dans la tribu de Manyallaluk !

Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?Mais, où sont-ils ?

Un encart spécial pour la mairie de Soustons ....... La municipalité pourrait-elle officier pour nous ouvrir l'accès tout autour du lac de Soustons et pourquoi pas construire de jolis et solides chemins de bois, de ci de là !

Après la nature un petit tour dans le bâtiment du centre culturel .....

Et là je me suis fendue d'une conversation in english avec 2 dames qui bossaient dans un des bureaux d'accueil et je leur ai expliqué que nous avions tout plein de fougères aussi chez nous, que dans les Landes, long time ago, il y avait des marais tout comme ici et que les aborigènes landais construisaient des longs bâtons en bois sur lesquels ils se perchaient pour se déplacer et surveiller les moutons ...... je ne sais comment interpréter la lueur perçue dans leur regard ? .... Admiration ou perplexité ?....... "C'est génial, on y avait pas pensé !"....... " ils sont fous ces landais!"....... ou "qu'est-ce qu'elle vient nous casser les pieds la frenchie avec ses histoires !" ............ parce que, en fait, ce centre culturel est aussi je pense un centre social et que peut-être les dames étaient des assistantes sociales en train de travailler sérieusement.

Avec tout cela nous cela nous n'avons même pas pensé à demander si l'on pouvait nous ouvrir la petite salle du musée, et pas pris de photos non plus avec "les gens d'ici" ......  

Je me suis aussi fendue d'un speech sur le film "Charlie's country" de Rolf de Heer que nous avions eu le plaisir de voir, avec notre très cher ami cinéphile Didier, à l'Atalante en présence du réalisateur.

Mais, où sont-ils ?
Mais, où sont-ils ?

À chaque fois que je parle de ce film, sélectionné à Cannes en 2014 dans la catégorie "Un autre regard" aux Australiens il me semble qu'il n'y a bien que les français à l'avoir vu !!!

L'acteur aborigène David Gulpilil, co-scénariste, a obtenu un prix d'interprétation pour son rôle de Blackfella Charlie. Sacré mec, sacrée gueule, sacré personnage !!!!

Vous avez un problème avec les boat-people ? Nous l ‘avons eu aussi ! Toujours aussi peu foutrement marrant aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Vous avez un problème avec les boat-people ? Nous l ‘avons eu aussi ! Toujours aussi peu foutrement marrant aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Et si tous les Charlie du monde se donnaient la main, au nom de l'humour et de la liberté ! ? !

Publié dans Carnet de bord

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